Enfin, Beat Jans se met en route pour signer un accord migratoire avec l'Égypte. Et que fait-il en chemin? Il exprime aux journalistes de la NZZ, qui accompagnent le voyage en tant que reporters intégrés, des doutes quelque peu hypocrites quant à savoir si la Suisse devrait coopérer avec ce régime - parce que l'Égypte est considérée comme un état autoritaire et que le président Abdelfatah al-Sisi est arrivé au pouvoir en 2013 par un coup d'État militaire.
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Quelle est cette hypocrisie dégoulinante de morale?
Nous avons un gros problème avec les demandeurs d'asile et nous dépendons de toute aide susceptible de ralentir la migration vers l'Europe et la Suisse. Car les coûts de celle-ci deviennent incontrôlables.
Des solutions pragmatiques sont nécessaires, c'est-à-dire la realpolitik et non des idéologies ou des conceptions morales de gauche qui ne nous apportent rien d'autre que les applaudissements de quelques bien-pensants. Il s'agit de défendre les intérêts nationaux, y compris dans le domaine de l'asile.
Si l'on veut vraiment résoudre ce problème, il faut prendre au sérieux les régimes autoritaires, les rencontrer d'égal à égal et négocier des accords appropriés. Ceux qui ne comprennent pas cela ou à qui cela déplaît ne sont pas aptes à être membres du gouvernement.