L'acquisition des jets F-35 s'apparente à un désastre. Les drones Hermes, qui ne sont que partiellement opérationnels, posent également de gros problèmes. Les deux projets entraînent en outre des coûts supplémentaires massifs. Pour le F-35, ceux-ci devraient s'élever à au moins 1,3 milliard de francs.
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Partout où l'on regarde, le département de la défense (VBS) a du mal à acheter des biens de défense. Le département du conseiller fédéral Martin Pfister lutte actuellement avec 17 soi-disant projets phares. À partir de 2026, des conseillers externes devraient exercer un contrôle sur ceux-ci, comme l'ont rapporté, entre autres, la SRF et le Blick.
Depuis cette semaine, un appel d'offres est publié sur la plateforme Simap. Selon le VBS, la quantité de travail des sociétés de conseil s'élève à environ 2400 heures par an. Le VBS ne mentionne pas de plafond de coûts pour les contrats-cadres, qui dureront douze ans. Le département souligne qu'il s'agit d'assurer une « indépendance aussi grande que possible ». Il s'agit de renforcer la « gestion de la qualité et des risques (QRM) ».
Le phénomène n'est pas nouveau : pour des questions délicates, le département de la défense fait de plus en plus appel à des entreprises externes. Celles-ci examinent et surveillent ensuite leurs activités. Le dernier exemple en date est celui des expertises du cabinet d'avocats Homburger concernant l'acquisition des jets F35.
Elles n'ont certes pas empêché les coûts supplémentaires d'au moins 1,3 milliard de francs désormais supportés par la Suisse. Cependant, le cabinet a empoché de l'argent et a travaillé pour des taux horaires de 600 francs. Si le VBS se situe dans la même fourchette monétaire pour la surveillance des projets phares, l'externalisation de leurs projets phares pourrait désormais coûter aux contribuables environ 1,4 million de francs par an – pour la période de 12 ans mentionnée, cela représente environ 17 millions de francs.
Que cela serve à la défense nationale, c'est une autre affaire. Dans le département de Martin Pfister, les responsables ne veulent apparemment pas rendre compte de ce qu'ils font. L'irresponsabilité organisée règne. Ce sont les citoyens et leurs portefeuilles qui en pâtissent.