Depuis le 15 décembre 2025, l'UE sanctionne Jacques Baud. Bruxelles a imposé un gel des avoirs et une interdiction d'entrée dans toute l'UE à l'encontre de l'ancien colonel suisse de l'état-major.
Que dit le gouvernement allemand à ce sujet? A-t-il aussi un avis? C'est ce que Stefan Keuter, vice-président du groupe parlementaire de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), souhaitait savoir en posant une question écrite au ministère des Affaires étrangères.
Gregory Yetchmeniza/Keystone
La réponse de l'agence en dit long: « Le gouvernement fédéral soutient cette décision. » Berlin adopte la même position que l'UE, selon laquelle Baud diffuse de la propagande pro-russe sur l'Ukraine. « Les sources qui soutiennent cette justification sont publiquement disponibles », a ajouté le ministère des Affaires étrangères.
Interrogé sur la position de son gouvernement, le politicien de l'AfD Keuter a déclaré au Weltwoche: « Peu importe l'avis que l'on puisse avoir sur les opinions de M. Baud – il a le droit de les exprimer librement, sans subir de sanctions. » Il règne une double morale dans le traitement des critiques. « Il est frappant de constater que beaucoup en Allemagne et dans l'UE s'indignent des États-Unis lorsqu'ils imposent des interdictions d'entrée ou des sanctions. En réalité, les gouvernements de l'UE qui soutiennent un régime de sanctions aussi draconien devraient balayer devant leur propre porte. »
Les réponses de Berlin ne sont guère surprenantes. Depuis des années, la liberté d'expression est en mauvaise posture en Allemagne. La situation est désormais encore plus claire avec le ministère des Affaires étrangères.