Le gouvernement américain sous le président Donald Trump veut imposer une politique migratoire plus restrictive en Europe – au besoin avec l'aide de ses diplomates. C'est ce que rapporte le journal Bild. Selon une directive du ministère des Affaires étrangères à Washington, les ambassadeurs et consulats américains devront à l'avenir observer la politique migratoire des États occidentaux et, si nécessaire, influencer celle-ci. «Les fonctionnaires américains inciteront les gouvernements à agir courageusement et à protéger les citoyens contre les dangers de la migration de masse», indique le document.
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Le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio qualifie la migration de question de droits de l'homme. Dans la déclaration, il est déclaré textuellement: «La migration de masse est une question de droits de l'homme.» Pour justifier cela, le ministère présente une liste de crimes violents, qui auraient été commis par des migrants – y compris un viol collectif à Hambourg en 2020, des cas d'abus à Rotherham au Royaume-Uni ainsi qu'un cas de viol en Suède. Il est particulièrement critiqué qu'en Allemagne, une femme ayant insulté un délinquant en ligne ait été punie plus sévèrement que l'auteur lui-même.
L'initiative est liée à un discours du vice-président américain JD Vance lors de la conférence de sécurité de Munich. À ce moment-là, il avait déclaré: «Parmi tous les défis urgents, il n'y a, à mon avis, rien de plus urgent que la migration de masse.» L'objectif, selon Trump, est de réduire l'immigration américaine à 7500 personnes par an – comparé à plus de 100 000 sous le président Joe Biden.
Une autre partie de l'ordre concerne la vérification des lois en Europe qui – selon le ministère – pourraient favoriser les migrants «au détriment de leurs propres citoyens». Le gouvernement américain justifie son action par la menace que représente pour les sociétés occidentales la violence, le terrorisme et la déstabilisation sociale. Une politique d'immigration ouverte n'est pas, selon le signal de Washington, une expression de l'humanité, mais un risque pour la sécurité.