Le Conseil d'État du canton d'Argovie ne souhaite pas créer de fonds climatique. Dans sa réponse à une interpellation du Parti vert-libéral (GLP), il justifie cela par des préoccupations financières et démocratiques.
Selon le gouvernement, un tel fonds réduirait la maîtrise budgétaire du parlement et limiterait la flexibilité de la planification financière, explique-t-il.
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Des moyens affectés, tels que des fonds ou des financements spéciaux, retirent de l'argent du budget ordinaire, ce qui donnerait au Grand Conseil moins de marge pour établir des priorités. C'est pourquoi le canton d'Argovie renonce fondamentalement à la création de fonds et est également très réticent en matière de financements spéciaux.
Malgré le rejet d'un fonds climatique, le gouvernement s'engage à atteindre les objectifs climatiques. Une réflexion vers un développement durable a lieu.
Le Conseil d'État se réfère pour cela à des instruments existants tels que la stratégie climatique cantonale, le paragraphe climatique dans la constitution ainsi que l'objectif de zéro net d'ici 2050. Ce sont cependant les majorités politiques qui sont décisives pour des mesures concrètes.
En ce qui concerne la question de la justice intergénérationnelle, que le GLP aborde dans sa demande, le gouvernement se réfère à la situation financière stable du canton. La réserve de compensation a maintenant atteint 1,1 milliard de francs.
Au lieu de créer de nouvelles réserves, ils souhaitent utiliser l'espace pour investir dans des domaines clés tels que l'éducation ou la sécurité. Un rabais fiscal est également prévu, dont la population devrait bénéficier.
Le gouvernement souligne : une politique financière durable bénéficierait également aux générations futures.