Un vent frais souffle dans le secrétariat général de Beat Jans. Avec Nora Bertschi, 39 ans, et Sebastian Kölliker, 35 ans, deux jeunes gens pleins d'énergie partagent le poste central au cœur du pouvoir du Département fédéral de justice et police (DFJP).
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Mais un fossé énorme existe entre eux et les employés de l'Office fédéral de la police (Fedpol): le Fedpol, où de nombreux policiers fédéraux plutôt conservateurs travaillent, est dominé par les citoyens, tandis que le secrétariat général est fermement entre les mains de la gauche.
Par exemple, la secrétaire générale Bertschi, dont la nièce Claudia Kaufmann a été la première directrice du Bureau fédéral de l'égalité, s'est constamment battue pour des causes féministes pendant sa période politique au sein du Grand Conseil de Bâle-Ville avec le parti des Verts.
Les divergences d'opinion sont ici programmées. Cela semble évident dernièrement sur la question de savoir si les autorités doivent ou non retirer les armes aux anciens soldats suisses. Une motion de la conseillère nationale SP Priska Seiler-Graf, soutenue par le Conseil fédéral, le demande. Au sein du DFJP, la proposition de Seiler-Graf a mené à des confrontations.
Des recherches de la Weltwoche révèlent: Le Fedpol a d'abord rejeté la proposition de Seiler-Graf. Cela ressort d'une demande des policiers fédéraux au secrétariat général de Jans, que ce journal a pu consulter sur la base de la loi sur la transparence. Les policiers fédéraux ont fait valoir que la loi en vigueur suffisait déjà. Aujourd'hui, les autorités disposent déjà de possibilités pour confisquer ou même retirer des armes dès qu'il y a des signes de violence. Au début, les autres six départements étaient également d'accord avec la position du Fedpol.
Au secrétariat général de Beat Jans, où l'on accorde beaucoup d'importance aux questions de féminisme et d'égalité, on ne devait guère être ravi de la position du Fedpol. Bertschi et Kölliker auraient réussi à convaincre Jans de changer d'avis et de rejeter la demande initiale du Fedpol. Contre le secrétariat général de Jans - tout semble l'indiquer - les policiers fédéraux restent manifestement sans chance.