Le Parlement européen rejette la prolongation des contrôles volontaires des conversations en ligne visant à lutter contre les abus sexuels sur enfants sur Internet et décide en même temps d’interdire certaines applications d’IA utilisées pour des deepfakes à caractère sexuel. Une majorité de députés s’est prononcée contre la possibilité pour les plateformes en ligne de continuer, au-delà du 3 avril, à scanner les messages privés afin de détecter et signaler des représentations d’abus sur enfants.
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Peu avant le vote, quatre commissaires européens avaient appelé les parlementaires, dans une lettre, à prolonger les règles existantes. Cette initiative est restée sans effet.
Parallèlement, le Parlement a adopté de nouvelles dispositions contre les manipulations assistées par l’IA. Doivent être interdites les applications qui génèrent ou modifient des images ou des vidéos de manière à montrer « des activités sexuellement explicites ou des parties intimes du corps d’une personne identifiable sans son consentement ». De tels contenus « portent préjudice aux victimes et violent les droits fondamentaux à la dignité et à la vie privée », indique la justification. Une interdiction est « urgemment nécessaire ».