À partir de l'année 2027, les interruptions de grossesse en Suisse seront entièrement prises en charge par les caisses maladie. C'est ce qu'a décidé le parlement dans le cadre du nouveau « paquet de réduction des coûts 2 », comme le rapporte le Blick. Ainsi, la Suisse envoie un signal libéral – à contre-courant de la tendance internationale à rendre les avortements de plus en plus difficiles.
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La décision a été prise presque sans bruit : ni l'UDC ni le groupe du centre ne se sont opposés de manière significative. La co-présidente du PS, Mattea Meyer, a qualifié la décision de « jalon ». Les voix opposées viennent principalement de l'UDF. Le conseiller national Andreas Gafner regrette la décision : « Nous devrions empêcher chaque avortement et montrer des perspectives aux gens, au lieu d'augmenter encore l'incitation aux avortements. »
Le Conseil fédéral a défendu cette décision comme faisant partie d'un « système de santé moderne » et a souligné l'importance de l'accès sécurisé à l'interruption de grossesse comme condition préalable à l'autodétermination féminine.
Une interruption de grossesse coûte actuellement entre 1000 et 2500 francs. Environ 12 000 avortements sont pratiqués chaque année en Suisse – relativement peu par rapport aux normes internationales. Depuis 2002, l'avortement est autorisé en Suisse jusqu'à la douzième semaine de grossesse.