L'initiative du fonds pour le climat, une collaboration entre le PS et les Verts, est à la fois inutile et catastrophique. Inutile, car nous investissons déjà aujourd'hui plus de 2 milliards de francs par an dans des mesures de protection du climat. Catastrophique, parce que l'initiative exige que la Confédération alimente le fonds pour le climat chaque année avec 8 à 10 milliards de francs. Cela ne fonctionne que si l'on augmente considérablement l'impôt fédéral ou la taxe sur la valeur ajoutée, ou bien si l'on autorise un nouvel endettement exorbitant de la Confédération.
C'est exactement l'agenda caché de la gauche. Elle veut neutraliser une fois pour toutes le frein à l'endettement qu'elle combat depuis des années. Le co-président du PS, Cédric Wermuth, l'a également expliqué clairement lors de l'émission « Arena » de la télévision suisse SRF. Il ne voit aucun problème à financer le fonds pour le climat par l'emprunt et espère que cela permettra, par exemple, de construire une industrie solaire, bien que ce train soit déjà parti en direction de la Chine. Ce n'est qu'un prétexte. En réalité, on veut créer un précédent pour violer les règles du frein à l'endettement.
Le conseiller fédéral Albert Rösti (UDC) est convaincu: « Si cela réussit avec le fonds pour le climat, la prochaine exigence suivra immédiatement », a-t-il répondu à Wermuth lors de l'émission « Arena » de la SRF. Des prétentions correspondantes sont déjà sur la table. Ainsi, il y a des demandes, en raison de la situation géopolitique, d'investir plus d'argent dans la sécurité de notre pays. Il a lui-même toutes les raisons de dire, notamment dans le domaine des transports de son département, que nous devrions encore investir davantage dans le système de transport. Avec le fonds pour le climat, la boîte de Pandore s'ouvre plus ou moins, a ajouté Rösti.
Nous sommes l'un des pays les plus prospères de la planète parce que nous avons géré les recettes et les dépenses pendant des décennies. Nous ne devrions pas mettre cela en péril avec des fantasmes de protection du climat délirants qui ne changeront rien au réchauffement climatique. Non, merci.