Trump pousse le processus de paix avec une détermination visible. Après des semaines de négociations diplomatiques intensives, il a annoncé son intention de se rendre à Jérusalem, puis en Égypte, pour y signer l'accord. Son engagement direct vise non seulement à accroître la valeur symbolique de l'accord, mais aussi à indiquer clairement aux parties concernées que Washington suivra de près la mise en œuvre du cessez-le-feu. Les observateurs parlent déjà d'un « retour du leadership américain » au Moyen-Orient.
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Son objectif est ambitieux: l'expansion géographique des accords d'Abraham. Il a déjà réussi une première étape. Cette semaine, une visite du président indonésien Prabowo Subianto en Israël est prévue. L'Indonésie, l'État musulman le plus peuplé, n'entretient actuellement pas de relations diplomatiques avec l'État juif. La visite annoncée du président indonésien est interprétée à Jérusalem comme faisant partie d'une « avalanche de normalisation » – une victoire symbolique sur le Hamas, dont l'attaque du 7 octobre visait à saboter le rapprochement d'Israël avec le monde sunnite.
Pour le Premier ministre israélien Netanyahou, ce moment représente une délicate marche sur la corde raide, car il doit accepter les demandes de Trump pour un cessez-le-feu. D'un côté, il doit se conformer aux exigences de Trump pour ne pas mettre en péril l'accord et le partenariat stratégique avec les États-Unis, tout en tenant compte de ses partenaires de coalition nationalistes de droite, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich. Bien que tous deux se soient publiquement montrés sceptiques quant au plan de Trump, leur influence politique est sensiblement affaiblie - notamment en raison de la baisse des sondages dans l'ensemble du camp de droite. Netanyahou s'efforce d'éviter l'impression de céder sous la pression américaine et présente le cessez-le-feu à venir comme un succès israélien.
Le comportement de Ben Gvir et Smotrich montre que leur menace a perdu de son efficacité. Bien qu'ils essaient de garder leurs électeurs motivés avec une rhétorique acerbe, la perspective d'une rupture de la coalition semble faible. Michael Oren, ancien ambassadeur israélien à Washington, résume la situation succinctement: « Quand le président Trump dit: 'Non', personne n'ose le contredire. C'est le retour de la Pax Americana. »