Le silence de la Chine sur l’Iran et sur le Venezuela serait, selon Blick, « inquiétant ». Dans un monde où les gouvernements occidentaux, et en particulier notre Conseil fédéral suisse, estiment devoir réagir de manière réflexe, moralisatrice et bavarde à chaque conflit mondial, la retenue de la Chine n’a rien de menaçant; elle apparaît au contraire comme une attitude remarquablement professionnelle.
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Alors que la Suisse officielle sacrifie sa neutralité éprouvée sur l’autel d’un bavardage permanent et bon marché, sous le couvert d’une prétendue « responsabilité », et se mêle verbalement de chaque conflit mondial, Pékin fait preuve d’une discipline stratégique que nous avons depuis longtemps perdue. Ce « blabla » qui est désormais devenu la norme industrielle de la politique occidentale ne résout aucun problème – il crée de nouveaux fronts et détruit la crédibilité en tant que médiateur neutre.
Peut-être que le silence chinois n’a rien d’inquiétant, mais constitue tout simplement l’expression d’une politique qui place les intérêts nationaux au-dessus d’une culture médiatique de l’émotion. Il serait urgent que le Conseil fédéral suisse prenne exemple sur cette attitude et revienne à une diplomatie classique et discrète.