Un jugement du tribunal administratif de Berlin a des conséquences considérables pour la politique migratoire du gouvernement fédéral : le ministère des Affaires étrangères doit délivrer des visas à une scientifique afghane et à sa famille pour entrer en Allemagne. L'entrée de la femme avait déjà été promise dans le cadre du programme fédéral d'accueil, ce qui selon le tribunal est « juridiquement contraignant ». Cette décision met particulièrement en difficulté la coalition dirigée par la CDU sous la direction de Friedrich Merz, rapporte le portail Focus Online.
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Le gouvernement fédéral avait annoncé dans le contrat de coalition qu'il ne lancerait plus de nouveaux programmes d'accueil et qu'il mettrait fin au programme existant pour les Afghans. Pourtant, environ 2400 personnes attendent encore au Pakistan leur entrée – beaucoup avec une promesse ferme. Le cas de la plaignante afghane pourrait désormais avoir un effet de signal : une vague de procès avec environ 40 autres affaires est déjà en cours, comme l'a expliqué Tilman Röder de l'Initiative Pont aérien Kaboul.
Le temps presse : au Pakistan, ces Afghans risquent l'expulsion vers le régime des Talibans. Une mise en œuvre rapide du jugement de Berlin est cruciale. Le gouvernement fédéral étudie maintenant si les promesses d'accueil peuvent encore être révoquées. Detlef Seif, homme politique CDU, parle d'une « course contre la montre », pour laquelle il rend responsable l'ancienne coalition des feux de signalisation. La politicienne verte Schahina Gambir répond vivement : « C'est un scandale que ce gouvernement laisse délibérément des personnes en danger de mort. »
Il reste ouvert de savoir si des vols charters seront encore mis à disposition – le tribunal n'oblige pas l'État à le faire. Un départ auto-organisé serait cependant financièrement inaccessible pour beaucoup.