Le vice-président du Bundestag Bodo Ramelow (Die Linke) suscite des critiques en affichant ostensiblement sa proximité avec le régime cubain. Sur les réseaux sociaux, le politicien de gauche a posé de manière familière avec l’ambassadrice de Cuba à Berlin, Juana Martínez González. Il a assuré à l’État insulaire communiste sa solidarité inconditionnelle, comme le rapporte le journal Bild. Ramelow a principalement rendu responsable de la situation d’approvisionnement précaire à Cuba la politique de blocus des États-Unis sous Donald Trump, qui conduit actuellement à des rationnements massifs d’électricité et à une pénurie de carburant.
Alors que Ramelow a salué « l’échange ouvert » avec la diplomate, aucun ton critique n’a été émis concernant la situation des droits de l’homme sur l’île des Caraïbes. Selon les organisations humanitaires, Cuba est considérée comme une « île-prison »; plus de 1200 prisonniers politiques y sont actuellement derrière les barreaux, tandis que la population fuit le pays en masse. Le fait que les États-Unis aient simultanément triplé leur aide humanitaire à la population cubaine n’a pas été mentionné dans les publications de Ramelow.
Face aux critiques, le vice-président du Bundestag a défendu son action comme un « rendez-vous diplomatique habituel ». Il a rappelé avoir déjà obtenu la libération d’un Germano-Cubain et se déclarer fondamentalement sceptique à l’égard des systèmes à parti unique.