Avec une belle régularité, le débat fiscal s'anime. Parfois, le taux d'imposition maximal doit augmenter, parfois les riches doivent être plus lourdement taxés, parfois les deux. La raison est toujours la même : l'argent ne suffit pas. Un déficit de plus de 30 milliards d'euros se creuse dans le budget fédéral. Mais en pleine discussion, de nouveaux chiffres émergent posant une toute autre question : Avons-nous vraiment besoin de plus d'impôts - ou peut-être de moins d'État ?
L'Agence fédérale pour l'emploi rapporte : Alors que l'industrie a perdu 146 000 emplois soumis à cotisations sociales en juin, le service public a créé 45 000 nouveaux postes. L'Institut de l'économie allemande (IW) confirme cette tendance avec une analyse à long terme : ces dix dernières années, les employés municipaux ont augmenté de 24 %, les employés des Länder de presque 12 %.
On constate que c'est avant tout le ventre bureaucratique qui croît. Il engloutit des masses énormes. Länder et communes dépensent chaque jour 835 millions d'euros pour le personnel. Avec une population qui stagne depuis des années entre 83 et 84 millions de personnes, cela signifie : L'appareil grandit, même si le nombre de ceux pour lesquels il existe reste le même.
Les faits sont donc sur la table : Avant de parler de nouveaux impôts, la politique devrait sérieusement examiner si l'État ne peut pas se rationaliser. Le véritable problème n'est pas un manque d'argent, en 2026 l'Allemagne franchira pour la première fois la barre du billion d'euros de recettes fiscales. Non, le problème est un service public débordant qui se perpétue lui-même. Le véritable défi est donc : Réduire l'État à ses missions essentielles. Tout le reste n'est pas finançable - et encore moins justifiable.