Le football féminin est actuellement omniprésent en Suisse. Mercredi, l'Euro commence dans notre pays - et au milieu, l'équipe suisse qui rencontrera la Norvège à Bâle lors de l'ouverture.
L'excitation est grande, mais la situation sportive de départ n'est pas particulièrement prometteuse. Au plus tard après que l'équipe suisse a été dominée par une équipe junior de Lucerne et a subi une défaite 1:7, la discussion sur la différence entre le jeu des femmes et celui des hommes a éclaté. Une discussion en fait superflue. Après tout, la différence physique ne peut être niée.
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Dans de nombreux autres sports, ce fait est pris en compte. En volley-ball par exemple, l'un des rares sports où les femmes gagnent plus que les hommes, le filet est suspendu 19 centimètres plus bas pour les femmes. En lancer du poids, le poids du corps à lancer est de 7,26 kg pour les hommes, 4,0 kg pour les femmes. Sur le sprint de haies courte distance, les hommes courent 110 mètres, les femmes 100 mètres. Et au tennis, les hommes jouent en tournois du Grand Chelem pour trois sets gagnants, les femmes pour deux.
Il serait donc tout à fait logique d'adapter également les règles et les conditions dans le football. Le fait que la gardienne suisse Livia Peng (173 cm de taille) devienne une naine dans le but de 244 cm de haut n'a rien à voir avec ses compétences. Le gardien national des hommes (Gregor Kobel, 195 cm) se trouve dans une situation bien plus avantageuse.
La semaine dernière, la SRF a réalisé une expérience intéressante dans l'émission scientifique «Einstein» - et est arrivée à la conclusion que les hommes devraient jouer avec des ballons plus lourds et des buts plus grands ainsi que sur un terrain plus large et plus long pour fournir le même effort que leurs collègues.
Mais le radiodiffuseur national commet une erreur de pensée dans l'esprit de l'époque et de la sur-correction politique. Ce ne sont pas les hommes, qui jouent plus ou moins selon les mêmes règles depuis 1848, qui doivent adapter leurs conditions. Les footballeuses (et le public) bénéficieraient énormément si on corrigeait le malentendu réglementaire et si on actionnait le levier du côté des femmes - si on traitait le football féminin pour ce qu'il est réellement : un jeu qui est difficilement comparable à celui des hommes.