L'initiative sur l'impôt sur les successions de la Juso sera rejetée le 30 novembre. La question est seulement de savoir à quel point la honte sera grande, même pour le PS. La présidence du parti mère s'est prononcée en faveur de la proposition communiste, qui veut principalement exproprier les entrepreneurs. Maintenant, SRF tente de sauver les meubles.
La radio d'État financée par les redevances, dont les journalistes sont majoritairement de gauche selon leur propre déclaration, a repris une enquête simulée du journal hebdomadaire de gauche WOZ. Les activistes de la WOZ ont envoyé un prétendu héritier millionnaire d'Allemagne avec 500 millions de francs inventés de toutes pièces à l'administration fiscale du canton d'Uri pour y piéger un fonctionnaire des impôts. Ce dernier aurait accueilli l'héritier fictif « à bras ouverts », chuchote SRF.
Contrairement aux journalistes de la SRF, dont les salaires sont payés par les redevances forcées perçues auprès de tous les foyers, les cantons doivent se battre pour leurs « clients », les contribuables. Le fait que le fonctionnaire des impôts d'Uri n'ait pas chassé le prétendu héritier millionnaire à la manière de la Juso, c'est-à-dire avec violence, saute donc aux yeux.
Ce qui est choquant dans le reportage de la SRF, c'est aussi le traitement totalement non critique de la manière dont la prétendue enquête de la WOZ est née. Dissimuler sa profession de journaliste lors de la collecte d'informations est selon le code déontologique des journalistes « déloyal ». Les enquêtes secrètes ne sont autorisées qu'à titre exceptionnel, « lorsqu'un intérêt public prépondérant existe pour les informations ainsi recherchées et lorsque ces informations ne peuvent être obtenues autrement ».
On aurait tenté, en vue de l’initiative sur l’impôt sur les successions, grâce à des demandes officielles, d’obtenir auprès des administrations fiscales des informations sur « les avantages dont bénéficient les personnes imposées de façon forfaitaire et les ultra-riches en Suisse ». Mais face à une fin de non-recevoir, la WOZ a justifié son action de fouineuse et de délation. Si la police enquêtait avec les mêmes méthodes – tant à la WOZ qu'à la SRF, les journalistes de gauche deviendraient fous.