Mais qu’est-ce que c’est que ce chancelier?
Il fait quelque chose de bien pour l’Allemagne – et ensuite il le gâche de nouveau.
Il mérite des louanges, Friedrich Merz, pour avoir courtisé le chef d’État syrien Ahmed al‑Scharaa, un ancien terroriste islamiste, afin de renvoyer en Syrie les Syriens vivant en Allemagne.
Kay Nietfeld/DPA/Keystone
Mais ensuite tout a dérapé. Le taux de retour de 80 pour cent – ou a-t-on désormais le droit d’appeler cela remigration? – en l’espace de trois ans est irréaliste. Mais c’est lui le chancelier, non? Lui, il sait mieux.
La tempête de critiques n’était encore qu’une brise que Merz pliait déjà – comme un petit garçon surpris la main dans le bocal à bonbons.
Ce n’est pas moi, c’est Scharaa qui l’a dit. Mais celui-ci le nie et rejette la faute sur le chancelier.
Pas de chance. À qui faut‑il croire – à l’islamiste ou au chrétien‑démocrate?
Au mieux à aucun des deux. Cela ne renforce certes pas la foi en la démocratie. Scharaa s’en moquera sans doute. Mais Merz?