Le Conseil fédéral a mis en consultation un projet concernant l’utilisation des données migratoires de l’UE par les autorités suisses. L’objectif est la création d’une nouvelle ordonnance suisse sur Eurodac, comme l’a indiqué le gouvernement fédéral. L’ordonnance doit entrer en vigueur le 1er décembre 2026.
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Dans le cadre du pacte européen sur la migration et l’asile, la Suisse participe à la collecte et au stockage de données personnelles. Eurodac est une base de données européenne dans laquelle, entre autres, les données de personnes réfugiées et de requérants d’asile sont enregistrées de manière centralisée. Jusqu’à présent, seules les empreintes digitales sont conservées, à l’avenir s’y ajouteront les images faciales, l’âge, le nom et la nationalité. L’extension de l’ensemble de données a fait l’objet d’une consultation en 2025.
Selon la proposition, les autorités suisses, par exemple pour la délivrance d’autorisations de séjour ou de visas, devraient avoir accès à Eurodac. La lecture des données nécessaires au traitement d’une demande doit être autorisée.
L’utilisation par les autorités en charge de l’asile et des étrangers, comme le Secrétariat d’État aux migrations, doit également être réglementée. Les autorités de police de la Confédération et des cantons devraient vraisemblablement pouvoir accéder aux données Eurodac à partir de 2027 dans le cadre de procédures pénales et d’enquêtes.
La procédure de consultation dure jusqu’au 25 mai 2026.