Une majorité des représentants de la Conférence des gouvernements cantonaux (KdK), sous la présidence de Markus Dieth (Centre), membre du gouvernement argovien, s'est prononcée: ils veulent que les cantons n'aient pas leur mot à dire sur le paquet européen. La simple majorité populaire suffit; la double majorité (majorité populaire et majorité des cantons) est inutile. Cela, bien que la double majorité soit un mécanisme de protection pour les cantons, afin qu'ils ne soient pas lésés.
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Neuf cantons ne veulent pas se désavantager eux-mêmes. Ils ont voté pour la double majorité. Schwyz en fait partie.
Des voix s'élèvent désormais de Suisse centrale, exigeant que l'approche de la KdK ait des conséquences. Les deux députés cantonaux UDC de Schwyz, Jan Stocker (Freienbach) et Heimgard Vollenweider (Arth), demandent par une intervention que leur canton de Schwyz se retire de la KdK. « Cette organisation semble avoir complètement perdu de vue un pilier fondamental de la cohésion nationale ou un de ses principaux objectifs, ce qui remet sérieusement en question non seulement son utilité mais même sa légitimité », déclare Stocker.
Et Vollenweider ajoute: « Cela notamment dans le contexte où son administration coûte chaque année plusieurs centaines de milliers de francs aux contribuables des cantons. Du point de vue du canton de Schwyz, l'adhésion à une telle organisation ne semble plus être appropriée ni justifiée. »
Il sera difficile de faire passer ce message au parlement de Schwyz. Cette intervention ne semble pas sans chances. Un retrait serait un cas unique.