La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est soumise à une pression croissante pour obtenir des résultats avant le Conseil européen. C’est ce que rapporte le portail en ligne Euractiv. Les chefs d’État et de gouvernement attendent des avancées en matière de compétitivité, de prix de l’énergie et de Moyen-Orient.
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Parallèlement, les critiques à l’égard de son style de leadership se multiplient. Des observateurs soulignent que von der Leyen continue de miser fortement sur un mode de gestion de crise, une approche toutefois difficile à transposer dans des politiques de long terme. « Elle ne parvient plus à quitter ce centre de commandement qu’elle a mis en place lors de son premier mandat », a déclaré la politologue Sophia Russack du Centre for European Policy Studies.
Depuis le début de son second mandat, la Commission a lancé de nombreuses initiatives, dont plusieurs ont échoué. Parmi elles figurent des propositions visant à accélérer l’adhésion de l’Ukraine à l’UE ou à utiliser les avoirs russes gelés.
Des critiques émanent également des États membres. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a accusé von der Leyen de s’approprier des compétences en matière de politique étrangère. « Elle dépasse ses compétences et tente de jouer un rôle politique que son institution ne lui permet pas », a déclaré l’analyste politique Eric Maurice du European Policy Centre.