Les dépenses publiques de l'Allemagne augmentent plus rapidement que la croissance économique - et poussent le taux de prélèvement public à plus de 52% d'ici 2030. Pour la première fois, cela dépasse durablement une valeur que l'ancien chancelier Helmut Kohl avait qualifiée de « début du socialisme ». C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude de la Fondation de l'économie de marché, comme l'écrit le journal Bild.
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Dès 2024, le budget public total s'élève à 2,08 billions d'euros, avec des revenus de 1,98 billion d'euros. Le déficit: 28 millions d'euros. Pour les années 2027 à 2029, les économistes prévoient un déficit supplémentaire de 172 milliards d'euros. Les subventions croissantes aux retraites légales et l'endettement pour financer des projets sociaux sont particulièrement coûteux.
Les auteurs de l'étude - dont les professeurs Lars Feld, Clemens Fuest et Justus Haucap - sonnent l'alarme. Jamais depuis la création de la République fédérale (à l'exception de 1995) le taux de prélèvement état n'a été aussi élevé. Cela paralyse l'économie, écrivent-ils. Et ils ajoutent: Une consolidation des budgets de l'État ne se fera pas sans une correction des dépenses sociales.
Le cœur de la critique: L'État s'immisce de plus en plus dans les performances économiques du pays - que ce soit par les impôts ou par la dette. La charge pour les ménages privés et les entreprises augmente ainsi constamment. L'hypothèse selon laquelle les niveaux de dépenses actuels seraient immuables est « fausse », selon les économistes.