La raffinerie de pétrole PCK Raffinerie Schwedt est désormais exclue de façon permanente des sanctions américaines contre le groupe pétrolier russe Rosneft. L’objectif est d’assurer durablement l’exploitation de ce site de raffinage, central pour l’Allemagne de l’Est.
Selon Apollo News, les sanctions américaines visaient l’installation parce que des parts de la raffinerie appartiennent aux filiales allemandes de Rosneft, Rosneft Deutschland et RN Refining & Marketing. Celles-ci sont placées sous tutelle fiduciaire du gouvernement fédéral depuis l’attaque russe contre l’Ukraine. Jusqu’à présent, Schwedt ne pouvait poursuivre ses activités que grâce à une dérogation temporaire, qui aurait expiré fin avril.
Monika Skolimowska/DPA/Keystone
Le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke, a parlé d’une « bonne nouvelle » pour la région. Il a remercié le chancelier fédéral Friedrich Merz, qui, lors d’une visite aux États-Unis, avait plaidé auprès du président Donald Trump en faveur d’une solution. La ministre de l’Économie, Katherina Reiche, a qualifié cette décision de « signal fort en faveur de l’étroite solidarité transatlantique dans la politique de sanctions ».
La raffinerie compte parmi les installations énergétiques les plus importantes d’Allemagne de l’Est. Des produits comme l’essence, le diesel et le kérosène approvisionnent une partie du Brandebourg, du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de Berlin, ainsi que l’ouest de la Pologne. L’aéroport de Berlin-Brandebourg s’approvisionne lui aussi en carburant à Schwedt. Environ 13 % des capacités de raffinage allemandes sont concentrées sur ce site, qui emploie en outre plus de 1000 personnes dans la région structurellement faible de l’Uckermark.
Depuis l’embargo pétrolier européen contre la Russie, aucun pétrole brut russe n’est plus traité à Schwedt. Le pétrole arrive désormais dans le Brandebourg via les ports de Rostock et de Gdańsk, ainsi que par l’oléoduc Droujba en provenance du Kazakhstan. Une partie de l’oléoduc traverse toutefois le territoire russe, ce qui permet à Moscou de continuer à percevoir des droits de transit.