Après la dissolution du parlement durant l'été des Jeux olympiques «woke», les partis de gauche divisés se sont constitués une «Nouvelle Front populaire». Grâce au «réflexe républicain» contre le fascisme – la digue – ils ont obtenu une majorité relative au parlement. Comme successeur du Premier ministre homosexuel Gabriel Attal, ils voulaient installer la lesbienne indépendante Lucie Castets, une haute fonctionnaire à la mairie de Paris.
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L'idée venait de Marine Tondelier, la présidente du parti des Verts, qui avait chuté de 13,5 à 5,5 % aux élections européennes de juin 2024. Tondelier a fait toute sa carrière politique contre Marine Le Pen, dans la circonscription de laquelle elle vit.
Emmanuel Macron a refusé et a nommé à la place le bourgeois Michel Barnier comme chef du gouvernement. Le premier reproche de la gauche: Barnier avait voté en 1981 au parlement contre la «libération» de l'homosexualité. C'était alors le cas de tous les députés de son parti, les Républicains gaullistes.
De plus, il ne s'agissait pas d'une «libération» de l'homosexualité: elle n'a jamais été interdite en France. Il s'agissait simplement de l'alignement de l'âge de consentement pour les relations sexuelles. Cette différence avait été prévue par le dernier gouvernement d'avant-guerre, mise en œuvre par Pétain et maintenue par de Gaulle. Cela a été motivé par les conditions dans la marine. Par ailleurs,
Les homosexuels ont joué un rôle très actif dans le régime de Vichy et la collaboration – Jean-Paul Sartre l'a décrit de manière dramatique.
Les Verts se voient comme le parti des minorités, de leur émancipation et de leur égalité. Leur figure de proue, Sandrine Rousseau, présente son mari dans les médias comme un «homme déconstruit». Leur chef de faction au parlement, Julien Bayou, a été sans pitié abandonné après des accusations de maltraitance psychologique envers sa compagne. Il a été acquitté par le tribunal, mais jamais réhabilité par le parti.
Un nouveau cas de double morale des Verts ébranle désormais le parti et la Nouvelle Front populaire. La scène se déroule à Saint-Ouen, une banlieue de Paris. En mars, des élections municipales ont lieu à l'échelle nationale. La candidate de tête des Verts est Sabrina Decanton, populaire et bien implantée localement. Il y a quelques jours, elle a jeté l'éponge: elle aurait été victime d'une campagne homophobe, en tant que candidate «pas tout à fait idéale», elle serait harcelée.
Pas par la population – mais par son propre parti. Par crainte de manquer les voix des musulmans. Avec eux, Jean-Luc Mélenchon veut accéder au second tour en 2027. Un duel avec les «néofascistes» Marine Le Pen ou Jordan Bardella est sa seule chance. Lorsque dans la banlieue ou en province on s'en prend en groupe aux homosexuels, pour la gauche, ce sont toujours les «extrémistes de droite» qui sont responsables. «L'homophobie n'est pas plus répandue dans la banlieue qu'à Versailles», le bastion des catholiques, a déclaré la Sabrina Decanton écartée.
Les sociologues et les sondeurs voient cela différemment. 63 % des musulmans croyants considèrent l'homosexualité comme une «maladie» ou une «perversion». C'était autrefois le cas dans les sociétés occidentales. Aujourd'hui, seuls 14 % des catholiques partagent ces préjugés. Pour 85 % des Français, l'homosexualité est aujourd'hui une variante de la sexualité humaine. L'émancipation est accomplie: l'homosexualité est banale et normale. Et c'est tant mieux.
La minorité autrefois militante est devenue pragmatique. Elle a conquis l'égalité – maintenant, elle se préoccupe de la sécurité. Le magazine féminin Elle traite du phénomène sous le titre: «Homo electus». Il vote pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Les deux sont en tête chez les électeurs homosexuels avec environ 30 % chacun. Les valeurs sont à peine inférieures à la moyenne nationale.
En s'appuyant sur Têtu, le magazine militant de l'émancipation homosexuelle, et sur les déclarations de personnalités nommées du RN, Elle calcule: entre 30 et 35 des 82 députés hommes du Rassemblement National sont homosexuels. Sébastien Chenu, l'un d'eux, explique cette affinité non seulement par l'homophobie de l'islam, mais aussi par l'expérience commune de l'exclusion: les homosexuels savent ce que signifie être systématiquement stigmatisé pour leur comportement sexuel ou leur origine. Marine Le Pen a courageusement rompu avec son père et ses préjugés homophobes.
De même qu'avec ses provocations antisémites. Elle l'a expulsé du parti. Le résultat: après les juifs, qui sont déclarés nouveaux nazis par la gauche et les Verts, qui prétendent commettre un génocide, les homosexuels votent maintenant aussi pour le RN.
La Nouvelle Front populaire est menacée de dissolution. Lucie Castets a disparu de la scène. Sophia Chikirou, compagne du chef de parti Jean-Luc Mélenchon, se présente dans le chic sixième arrondissement de Paris pour la présidence de la ville. Elle ne peut pas gagner – son objectif déclaré est d'empêcher la victoire des socialistes.
Les homosexuels ont déjà été insultés par la fille d'immigrés algériens en les traitant de «putains de pédés». Seuls quatre des 195 députés de la Nouvelle Front populaire se déclareraient ouvertement homosexuels, écrit Têtu.
«Nous devons à nouveau politiser la question LGBT», réclame un porte-parole des Verts. Au parlement, ils soutiennent l'indemnisation financière des homosexuels pour l'injustice qu'ils ont subie sous Vichy.