Aux États-Unis, c'est une seule personne qui confond le monde: Donald Trump. Tantôt il peut s'entendre avec Poutine, tantôt pas.
En Russie, deux personnes jouent le bon flic, mauvais flic: Le gentil est le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le méchant est l'ex-président Dmitri Medvedev. Il vient de menacer la Belgique de destruction.
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Ce qui compte, c'est qui a le plus à dire, et c'est Lavrov. Ce qu'il dit, il faut le prendre au sérieux. Il a assuré une évidence: la Russie ne veut pas attaquer l'OTAN. Une évidence. Les troupes russes ne peuvent même pas conquérir Donetsk, l'économie de la Russie souffre, et on voudrait défier une OTAN qui dépense plus de cinq fois plus pour l'armement?
Lavrov a également répété la proposition d'une nouvelle architecture de sécurité qui prend en compte les intérêts de tous les Européens.
La réaction de l'Occident: un silence assourdissant. On ne veut pas laisser détruire le récit de la menace russe. Trop d'argent a été investi dans l'industrie de l'armement, trop de poison a été instillé dans les esprits des citoyens pour faire marche arrière maintenant.
On se demande juste: Pourquoi?