Le travail de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye est effectivement paralysé. La raison en est les sanctions imposées en février par le président américain Donald Trump contre le procureur en chef Karim Khan. Les mesures comprennent des interdictions d'entrée, le gel des comptes bancaires et des adresses e-mail, ainsi que des menaces de sanctions contre tous ceux qui collaborent avec Khan.
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Comme le rapporte l'Associated Press (AP), plusieurs organisations non gouvernementales ont depuis cessé toute coopération avec le tribunal. Il a été conseillé à certains employés de ne pas se rendre aux États-Unis, car ils risquent une arrestation là-bas.
Les sanctions font suite à une décision de la CPI en novembre 2024. À l'époque, les juges avaient émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et l'ex-ministre de la Défense Joaw Galant. L'accusation : crimes de guerre dans la bande de Gaza. Washington reproche depuis lors au tribunal de prendre des mesures illégitimes et politiquement motivées, mettant en danger la sécurité nationale des États-Unis.
Selon Human Rights Watch, les sanctions empêchent les victimes de crimes de guerre d'obtenir justice. Les porte-parole du tribunal parlent d'une «attaque contre l'ordre juridique et des millions de victimes». Les enquêtes sur les atrocités présumées dans d'autres pays comme le Soudan ont déjà été suspendues.
Karim Khan lui-même est également sous pression en raison d'accusations internes de conduite sexuelle inappropriée, qu'il rejette catégoriquement. Une enquête de l'ONU est en cours. Pendant ce temps, des employés se demandent ouvertement, selon le rapport de l'AP, si le tribunal peut survivre au mandat de Trump.