La Grèce a imposé un arrêt de trois mois pour les demandes d'asile des migrants arrivant d'Afrique du Nord. Ceux qui néanmoins arrivent par la mer devraient avoir à l'avenir «seulement deux options», selon le gouvernement: détention ou retour. Ceci est rapporté par Welt et Focus Online.
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Contexte: Le camp Agia à Chania, en Crète, est complètement surchargé, environ 1 000 migrants y vivent dans des conditions précaires. Un fonctionnaire est responsable de jusqu'à 100 personnes selon le syndicat. Le refroidissement, les installations sanitaires et les soins médicaux sont considérés comme insuffisants.
En même temps, Athènes a durci début septembre sa loi sur la migration: l'entrée illégale est sanctionnée d'au moins deux ans de prison, d'un bracelet électronique et d'une amende allant jusqu'à 10 000 euros - sauf si la personne concernée quitte le pays volontairement.
D'autres pays changent également de cap. La Pologne n'autorise les demandes d'asile à la frontière avec le Bélarus qu'en cas d'exception et mise sur les «pushbacks» - selon les organisations de défense des droits de l'homme, une violation du droit international. Même les camps politiques adverses autour du président Duda et du Premier ministre Tusk parlent ici d'une «guerre hybride» contre l'UE.
La Grande-Bretagne prévoit sous le Premier ministre travailliste Keir Starmer un changement de cap rigoureux. La phrase « L'expérience est terminée » vient de lui personnellement - cela fait référence à la politique migratoire précédente.
Selon le HCR, rien que cette année, environ 11 500 personnes ont atteint l'île de Crète. La Grèce et d'autres États de l'UE y voient un fardeau pour leur sécurité nationale.