Bien qu'une plainte ait été déposée contre le conseiller national solothurnois FDP Simon Michel pour des présumés atteintes à l'honneur, aucune enquête n'est menée. Les commissions compétentes du Conseil national et du Conseil des États ont décidé de ne pas lever l'immunité parlementaire de Michel.
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Le parquet de Soleure avait demandé la levée de l'immunité après qu'une plainte ait été déposée contre Michel en raison de commentaires en ligne en rapport avec le paquet d'accords de l'UE. Âgé de 49 ans, il avait qualifié à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux un critique de « troll » payé par une société de gestion de patrimoine.
Cependant, la commission juridique du Conseil des États a vu un lien clair entre les déclarations de Michel et son activité politique. Selon elle, les propos ne sont pas suffisamment graves pour justifier une levée de l'immunité. La commission de l'immunité de l'Assemblée nationale avait déjà décidé de la même manière auparavant.
Ainsi, Michel reste protégé de toute poursuite pénale. Les commissions ont souligné que dans ce cas, la liberté d'expression du membre du Parlement devait être évaluée plus haut.