La ministre des Affaires étrangères de l'Islande, Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, estime que la population soutient suffisamment la reprise des négociations d'adhésion à l'UE. «Le soutien public pour un redémarrage des négociations est présent», a-t-elle déclaré avant la visite de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en Islande.
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Un référendum sur le début des négociations est prévu d'ici 2027. Les discussions initiales avaient été stoppées en 2013 par un gouvernement conservateur. Gunnarsdottir, également présidente du parti réformiste pro-européen, s'est prononcée en faveur d'une accélération du processus, sous réserve de l'accord de la population. Les sujets difficiles comme la pêche, l'agriculture et l'énergie restent cependant délicats.
Selon un sondage récent, 58 % des Islandais soutiennent la reprise des discussions, mais seulement 45 % sont favorables à une adhésion à l'UE. L'Islande fait déjà partie de l'espace Schengen et de l'Espace économique européen (EEE).
La visite de von der Leyen intervient à un moment de tensions géopolitiques : l'Islande se trouve entre ses deux principaux partenaires commerciaux – l'UE et les États-Unis –, qui sont engagés dans un conflit commercial en escalade. De plus, Washington augmente la pression sur l'Islande pour accroître ses dépenses de défense. Trump avait déjà imposé des droits de douane de 10 % à l'Islande, et d'autres pourraient suivre.
L'Islande est le seul membre de l'OTAN sans armée propre, mais souhaite renforcer sa coopération en matière de défense avec l'Alliance. Une nouvelle stratégie de sécurité, incluant la cybersécurité et le renforcement des gardes-côtes, doit être adoptée par le parlement d'ici l'automne.
Une éruption volcanique a symboliquement accompagné la visite de von der Leyen. Gunnarsdottir y a vu un signe de la résilience islandaise et un bon moment pour un rapprochement avec l'UE.