Les États membres de l’UE n’ont pas trouvé d’accord lors du sommet de Bruxelles dans le conflit autour d’un prêt à l’Ukraine. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán maintient son veto contre le paquet de 90 milliards d’euros. Les chefs d’État et de gouvernement n’ont pas réussi à lever ce blocage.
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Orbán continue de conditionner son accord à la reprise des livraisons de pétrole russe vers la Hongrie. Plusieurs représentants de l’UE ont critiqué cette position. La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a accusé Orbán de faire chanter l’UE. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié cette attitude d’inacceptable. Des réactions similaires sont venues des États baltes.
Orbán a, au contraire, réaffirmé sa position en invoquant l’approvisionnement énergétique de son pays. «Ce dont nous parlons ici, ce n’est pas de politique, pour la Hongrie c’est une question de survie. Obtenir du pétrole est pour les Hongrois une question de survie», a-t-il déclaré. «Ce n’est pas une blague, ce n’est pas un jeu politique. Zelensky devrait le comprendre.»
En toile de fond se trouve un différend au sujet de l’oléoduc Droujba, par lequel aucun pétrole brut russe ne parvient plus en Hongrie ni en Slovaquie depuis janvier. L’oléoduc traverse l’Ukraine et a été endommagé. Les autorités ukrainiennes rendent les attaques russes responsables, tandis qu’Orbán accuse Kiev de retenir les livraisons.