Les États de l'UE renforcent nettement leur politique d'asile. Les ministres de l'Intérieur se sont mis d'accord à Bruxelles sur des règles plus strictes pour les demandeurs d'asile déboutés et des expulsions plus rapides. L'objectif est de rendre les retours plus efficaces à l'avenir et d'accélérer les procédures aux frontières extérieures de l'UE.
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Les demandeurs d'asile rejetés devront être placés dans des centres de retour, où leur expulsion vers des pays tiers sûrs sera préparée. Une initiative néerlandaise prévoit un centre de ce type en Ouganda, auquel l'Allemagne pourrait également participer. De plus, les demandeurs d'asile qui ne coopèrent pas lors de la vérification de leur identité ou lors des procédures de sortie risquent une réduction de leurs prestations. Toutefois, les critiques doutent que ces centres de retour soient compatibles avec le droit européen.
La réforme inclut également un mécanisme de solidarité qui doit entrer en vigueur en 2026. Cela permettra de répartir 21 000 demandeurs d'asile des pays surchargés comme l'Italie, la Grèce, l'Espagne et Chypre vers d'autres États de l'UE. Alternativement, les États peuvent fournir des contributions financières – un total d'environ 420 millions d'euros. Les pays subissant une pression migratoire particulièrement élevée, comme l'Autriche ou la Pologne, peuvent réduire leurs obligations.
Le mécanisme fait partie du nouveau pacte européen sur l'asile et la migration, qui entrera en vigueur le 12 juin 2026. La Suisse, bien qu'elle ne soit pas obligée juridiquement en tant que membre de Schengen, souhaite également s'impliquer volontairement. Le Conseil fédéral et le Parlement ont signalé leur volonté – que ce soit par un soutien financier ou par l'accueil de migrants, cela reste à déterminer. Berne et Bruxelles négocient pour cela un accord séparé.