Des responsables de l’Union critiquent sévèrement le président fédéral Frank-Walter Steinmeier pour ses déclarations sur la guerre en Iran. Steinmeier avait qualifié l’intervention des États-Unis et d’Israël de « contraire au droit international ».
Le chef du groupe parlementaire de l’Union, Jens Spahn (CDU), reproche au président fédéral d’avoir outrepassé ses compétences. « L’examen au regard du droit international incombe dans ce cas comme dans d’autres au gouvernement fédéral », déclare Spahn. « J’attends des titulaires de fonctions et de charges de la République fédérale qu’ils attendent cet examen et le respectent. » Il exprime en outre son incompréhension: « Par ailleurs, je me demande: qu’est-ce qui découle maintenant de ce constat? »
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Le chef du groupe régional de la CSU, Alexander Hoffmann, réagit lui aussi avec réserve. « Pour nous, le droit international a la plus haute priorité, mais le droit international ne doit pas non plus devenir une clause de protection pour des régimes terroristes », dit-il.
Steinmeier avait auparavant déclaré: « Cette guerre est contraire au droit international – il y a peu de doutes à ce sujet. » Il a en outre exigé que l’Allemagne et l’Europe se libèrent de leurs dépendances vis-à-vis des États-Unis.
Steinmeier reçoit le soutien de l’AfD. Le coprésident du parti, Tino Chrupalla, déclare: « Là, il a eu raison pour une fois, cela n’arrive pas si souvent avec le président fédéral (...) L’attaque contre l’Ukraine était contraire au droit international. L’attaque contre l’Iran l’est aussi. »