La mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon a déclenché un échange diplomatique tendu entre la France et l’Italie, rapporte la Welt. Le président français Emmanuel Macron a vertement recadré la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, pour ses déclarations. « Je suis toujours étonné de voir que des gens nationalistes, qui ne veulent pas qu’on se mêle de leurs affaires, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres », a déclaré Macron. Il vaudrait mieux que « chacun s’occupe de ses propres affaires ».
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Meloni avait qualifié l’affaire, après l’affrontement mortel entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche à Lyon, de « blessure pour l’Europe » et évoqué un « climat de haine idéologique » qui se répandrait dans plusieurs pays. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a ensuite adopté un ton plus conciliant. Cette mort « nous concerne tous », a-t-il écrit, mettant en garde contre un retour à « un passé terrible ».
Deranque avait été frappé à terre jeudi lors de violents affrontements et est décédé deux jours plus tard des suites de graves blessures à la tête. Selon le parquet, sept hommes âgés de 20 à 26 ans font l’objet d’une enquête pour « homicide volontaire ». Le procureur Thierry Dran a évoqué « un très grand nombre de coups de pied directement au visage et à la tête » de la victime. Certains des suspects ont reconnu des actes de violence, mais contestent la qualification d’homicide volontaire. Ils auraient en partie porté des armes prohibées.