Chez les délégués du centre, elle ne devait être célébrée que samedi : l'ancienne conseillère fédérale Viola Amherd a été soigneusement protégée par ses amis du parti des journalistes et des questions critiques. Mais elle n'a probablement eu qu'une courte pause. Car le parlement et les médias vont encore la questionner avec insistance à propos du « prix fixe » promis mais non respecté par les États-Unis pour les avions de chasse F-35.
© KEYSTONE / ANTHONY ANEX
Derrière les critiques journalistiques comme politiques à l'encontre de la Valaisanne se cache cependant beaucoup d'hypocrisie. Lorsque la NZZ am Sonntag s'en prend par exemple à Amherd, en lui reprochant de « graves erreurs » et en l'accusant d'avoir « balayé » les questions critiques, le journal doit se poser la question : où étaient les critiques pendant son mandat.
Ni sa féminisation forcée de l'armée, ni l'électrification des véhicules dans le but de refroidir le climat n'ont été vraiment critiquées par les médias. La fatigue de neutralité d'Amherd et la façon dont elle s'est rapprochée de l'OTAN avec l'armée suisse, sans parler de son sommet ukrainien raté à Bürgenstock, ont également échappé aux journalistes critiques.
Pourtant, tous les initiés savaient que Viola Amherd manquait tout simplement de carrure et de l'équipement personnel et politique nécessaire pour le poste de conseillère fédérale. Sa collaboratrice personnelle Brigitte Hauser-Süess a réussi à masquer en partie ses graves lacunes pendant longtemps. Parallèlement, régnait dans son département une culture de la peur et de la soumission, car quiconque la contredisait était écarté. On sait que les faibles ne supportent pas les fortes têtes parmi eux.