Le Parlement européen a voté à une large majorité en faveur d’un durcissement en profondeur de la politique d’asile. À l’avenir, les États membres pourront expulser des migrants – à l’exception des mineurs – vers des pays tiers avec lesquels ils n’ont aucun lien personnel. Seule condition décisive: l’existence d’un accord bilatéral ou à l’échelle de l’UE avec le pays de destination, rapporte le journal Bild.
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L’attention se porte tout particulièrement sur les « centres de reconduite », comme ceux qu’a prévus l’Italie avec l’Albanie. Ce modèle a reçu le soutien du Parti populaire européen (PPE), de certains libéraux et des partis de droite. L’opposition est venue surtout des Verts, de la gauche et des sociaux-démocrates.
Parallèlement, le Parlement a nouvellement désigné plusieurs pays comme « pays d’origine sûrs », dont le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Inde, la Colombie, le Bangladesh et le Kosovo. Cela permet de faciliter l’expulsion des demandeurs d’asile originaires de ces États.