L'enfer des flammes dans la station de ski valaisanne de Crans-Montana se transforme en crise diplomatique entre Rome et Berne. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, demande ultimativement la mise en place d'une équipe d'enquêteurs conjointe pour clarifier les responsabilités du «massacre» dans le bar «Le Constellation». Si la Suisse ne consent pas à cette coopération, l'ambassadeur italien Lorenzo Cornado, rappelé samedi, ne retournera pas à Berne.
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Le détonateur de l'escalade est la libération du principal suspect, Jacques Moretti, de la détention préventive vendredi dernier. Le propriétaire du bar a été libéré contre une caution de 200'000 francs – ce qui a suscité une vive indignation en Italie.
Meloni et son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani doutent publiquement de la justesse des autorités judiciaires suisses. Parmi les 40 victimes de la nuit de la Saint-Sylvestre, six sont de jeunes Italiens; en outre, plus d'une douzaine des 116 blessés graves sont originaires du pays voisin.