La Première ministre italienne Giorgia Meloni a fait preuve de compréhension, lors du sommet de l’UE, pour la position du chef du gouvernement hongrois Viktor Orbán concernant le blocage d’un crédit en faveur de l’Ukraine. C’est ce que rapportent des diplomates familiers des discussions, selon Politico.
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Meloni aurait déclaré à ses homologues, lors d’une réunion à huis clos, qu’elle comprenait les raisons d’Orbán, qui bloque désormais une ligne de crédit de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine déjà approuvée en décembre. Dans le même temps, elle aurait souligné qu’elle continuait de soutenir un décaissement immédiat des fonds. Un diplomate l’a citée en disant que la position d’Orbán était « anormale », parce que « les choses changent » et que « si j’étais dans la même situation, je le comprendrais ». Le gouvernement italien a rejeté cette version et déclaré que ces propos étaient « totalement infondés ».
La Hongrie et la Slovaquie empêchent actuellement la libération des fonds, car celle-ci requiert l’accord de tous les États membres de l’UE. Budapest conditionne son approbation à des réparations sur l’oléoduc Droujba, qui transporte du pétrole russe vers la Hongrie et a été endommagé en janvier. L’UE souligne que les deux sujets ne sont pas liés.
Les 25 autres États membres de l’UE ont réaffirmé leur soutien au crédit et exigé un premier décaissement d’ici début avril. Le président du Conseil européen, António Costa, a qualifié le blocage d’« inacceptable », selon des diplomates. Orbán a déclaré après le sommet que les discussions avaient été « dures » et qu’il avait été soumis à des pressions.