Gorton and Denton n’est pas le monde, ce n’est même pas la Grande-Bretagne. Juste une circonscription de l’agglomération de Manchester, traditionnellement un bastion du Labour.
Mais ce qui vient de s’y passer est un signal d’alarme. Pour le Labour, pour la Grande-Bretagne, pour l’Europe.
Lors d’une élection partielle, les Verts ont remporté le siège – la première fois que le parti a jamais connu un succès lors d’une élection partielle. La Reform UK Party de Nigel Farage est arrivée en deuxième position.
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Le parti dominant, le Labour, a terminé troisième, les conservateurs n’ont même pas atteint mille voix et ont fini loin derrière.
Pourquoi cela devrait-il nous intéresser? Parce que Gorton and Denton met en lumière une tendance que l’on peut observer partout en Europe: les anciens grands partis de centre, conservateurs et sociaux-démocrates, sombrent dans l’insignifiance. À leur place émergent des groupes de droite et de gauche.
Les électeurs en ont assez du courant dominant. De ses promesses creuses, de son népotisme, de sa suffisance devenue totalement injustifiable.
Les nouvelles forces feront-elles mieux? Nul ne le sait. Une seule chose est sûre: elles vont remplacer les anciennes forces. Et rien ne pourra arrêter cette loi naturelle de la politique.