La phrase résonne encore. Lors de la conférence de presse gouvernementale du 17 décembre 2025, un représentant du cabinet de Friedrich Merz a menacé en lien avec l'action punitive de l'UE contre le Suisse Jacques Baud, qui s'était permis d'avoir une opinion divergente de celle de la Commission européenne: Cela s'est produit, cela continuera à se produire, cela s'est produit par le passé, «et tous ceux qui sont actifs dans ce domaine doivent s'attendre à ce que cela leur arrive aussi».
Nous avons déjà constaté l'évidence, à savoir qu'il s'agit de méthodes autoritaires qui sapent la démocratie libérale et l'état de droit démocratique par le haut. Et que cela concerne chacun et tous. Aujourd'hui, il est punissable de nommer le bleu comme couleur préférée, demain le rouge, après-demain le violet. La répression est toujours arbitraire.
Et bien sûr, il s'agit aussi de répandre la peur et la terreur avec un tel terrorisme idéologique. Merz suit ici les traces de Mao, à qui l'on attribue la phrase: «Punissez-en un, éduquez-en cent!»
Bien sûr, Merz n'est pas un meurtrier de masse comme Mao, une telle allusion serait insensée. Mais le principe de l'exemple dissuasif est le même.
Cela s'applique également aux nombreux cas où des citoyens de la République fédérale ont été poursuivis par l'État pour leurs opinions récalcitrantes, y compris des perquisitions à domicile par des unités armées à six heures du matin.