Friedrich Merz a eu une idée. Le chancelier et sept autres chefs de gouvernement réclament une interdiction d’entrée dans l’UE pour les soldats russes qui ont combattu en Ukraine.
Ils représenteraient un risque grave pour la sécurité intérieure, écrivent les responsables politiques. Leurs caractéristiques communes seraient l’expérience du combat et le recours à la violence.
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Apparemment, il en irait autrement des soldats ukrainiens qui, même après plusieurs engagements au front, n’auraient aucune expérience. Sans doute parce qu’ils ont combattu sans violence.
À quel point cette exigence est absurde apparaît clairement à la comparaison suivante: jusqu’à présent, aucun cas n’est connu où un soldat russe aurait menacé la sécurité intérieure de l’UE. En revanche, de nombreux cas d’auteurs de violences islamistes sont connus. Eux arrivent de toute façon dans le pays sans papiers.
Entre-temps, la prochaine vague de fuite s’amoncelle au large des côtes européennes – une fois qu’Israël et les États-Unis auront démantelé l’Iran. Des centaines de milliers de membres endoctrinés et prêts à la violence des Gardiens de la révolution sont sur le pied de guerre.
Merz et consorts ne se cassent pas la tête à ce sujet. À quoi bon. Leur objectif n’est pas la sécurité de l’UE et de ses citoyens. Leur but est de discriminer la Russie et les citoyens russes et de les bannir de la communauté internationale.
Cette combine existe depuis Ivan le Terrible. Elle n’en devient ni plus vraie ni plus couronnée de succès.