Le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) critique les États-Unis pour leur conduite dans la guerre contre l’Iran et déplore l’absence de coordination avec les partenaires européens. Merz l’a déclaré mercredi dans sa déclaration de politique générale au Bundestag. « Washington ne nous a pas consultés », a-t-il affirmé. « Nous aurions déconseillé de suivre cette voie telle qu’elle est actuellement empruntée. »
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Dans le même temps, Merz a précisé que le gouvernement fédéral partageait les objectifs des États-Unis et d’Israël, à savoir que le régime iranien ne devrait plus représenter une menace. Il a souligné que le régime iranien « porte la responsabilité de la crise actuelle dans la région ». Il ne voit toutefois pas, pour l’instant, de concept convaincant pour assurer le succès de l’opération militaire.
Merz a exclu une participation de l’Allemagne à une mission de sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz tant que les combats se poursuivent. Une fois la guerre terminée, le gouvernement fédéral ne voudra cependant pas se soustraire à un débat en ce sens. Le conflit pèse sur les relations avec les États-Unis, mais l’Allemagne reste attachée au partenariat transatlantique.
Merz a mis en garde contre les conséquences d’une nouvelle déstabilisation de la région. Celle-ci pourrait affecter lourdement l’Europe sur le plan de la sécurité, de l’approvisionnement énergétique et par de possibles mouvements migratoires. Il a en même temps appelé l’Union européenne à réduire les réglementations afin de renforcer la compétitivité.
Concernant la guerre en Ukraine, Merz s’est prononcé en faveur d’une pression accrue sur la Russie et a insisté sur un accord concernant un nouveau paquet de sanctions ainsi que sur le versement d’un prêt de 90 milliards d’euros