Dans le conflit autour d’un vaste paquet de financement européen pour l’Ukraine, le gouvernement fédéral durcit le ton à l’égard de la Hongrie et rejette strictement toute nouvelle concession au Premier ministre Viktor Orbán. Comme le rapporte «Euronews», Berlin se montre déterminé à afficher une position ferme: on ne se laissera «pas faire chanter» par Orbán, affirme-t-on sans équivoque. À l’arrière-plan de ce gel diplomatique se trouve un prêt de 90 milliards d’euros actuellement bloqué par un veto d’Orbán. Il conditionne son accord à la remise en état de l’oléoduc endommagé Droujba. Jusqu’au début de 2026, la Hongrie et la Slovaquie recevaient du pétrole russe par cette conduite, ce qui explique pourquoi les deux États restent fortement dépendants de cet approvisionnement.
Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
Alors que des experts avertissent déjà que l’Ukraine risque de manquer de moyens financiers au printemps, le blocage hongrois frappe le pays à un moment critique. Une solution technique se dessine toutefois: selon le Conseil de l’UE, Kiev a accepté une offre selon laquelle l’UE soutiendra la réparation de l’oléoduc tant sur le plan technique que financier.
Parallèlement, Berlin rejette clairement les interventions étatiques sur le marché de l’énergie. Un plafonnement du prix du gaz, proposé par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, se heurte à une opposition résolue du gouvernement fédéral. Celui-ci souhaite maintenir le modèle actuel du marché de l’électricité et met en garde contre de nouvelles perturbations économiques dues à des interventions réglementaires.
En matière de politique de sécurité également, le gouvernement fédéral dirigé par le chancelier Friedrich Merz fixe des limites claires et se démarque d’un élargissement de l’engagement militaire. À propos du conflit avec l’Iran, Merz a souligné: «L’Allemagne ne fait pas partie de cette guerre, et nous ne voulons pas le devenir.» Dans cet esprit, Berlin rejette actuellement de manière conséquente une sécurisation militaire du détroit d’Ormuz par l’OTAN.