Bruxelles réagit : La Commission européenne a présenté son 18ème paquet de sanctions contre la Russie - cette fois-ci avec un accent particulier sur l'énergie et les flux financiers. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré selon Politico : « Nous visons essentiellement deux secteurs, le secteur énergétique russe et le secteur bancaire russe ».
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Au centre se trouve une interdiction de transactions pour Nord Stream 1 et 2. Cela signifie que les entreprises de l'UE ne peuvent plus faire d'affaires liées aux pipelines - bien que depuis 2022, aucun gaz ne circule plus par là. Von der Leyen a néanmoins souligné : « Il n'y a pas de retour au passé ». Les critiques pourraient y voir des gestes symboliques plutôt que des effets économiques concrets, comme le rapporte Nau.ch.
Le plafond de prix pour le pétrole russe devrait également être abaissé à 45 dollars par baril - une proposition qui, selon Politico, vise à créer une pression supplémentaire avant le sommet du G-7 au Canada. De plus, la Commission souhaite étendre l'interdiction Swift à un arrêt complet des paiements, y compris contre les banques des pays tiers qui soutiennent les stratégies de contournement de Moscou.
Les nouvelles mesures punitives arrivent quelques jours avant la réunion du G-7, où outre les États membres, des représentants de l'Inde, du Brésil, du Mexique et de l'Ukraine sont attendus. Une approche coordonnée avec Washington est envisagée. Le sénateur américain Lindsey Graham a récemment proposé, selon Politico, d'imposer une taxe douanière de 500 % aux pays qui continuent d'importer des énergies fossiles russes. L'UE montre son soutien, mais exclut une mise en œuvre avec une telle sévérité.