La Suisse est confrontée à une transformation profonde de ses relations avec l'Union européenne. Dans un commentaire du Neue Zürcher Zeitung, le journaliste Fabian Schäfer met en garde contre les conséquences de l'accord bilatéral prévu, notamment en ce qui concerne l'adoption des lois et l'intégration institutionnelle dans les structures de l'UE.
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Dans la NZZ, il est dit que le fondement des accords bilatéraux changerait fondamentalement : « La Suisse externaliserait une partie de la législation à Bruxelles. Avec le nouveau régime, l'obligation augmenterait et la prévisibilité diminuerait. Compte tenu des implications de cette démarche et de l'importance des accords, une légitimation maximale par la double majorité du peuple et des cantons s'impose. »
Certes, Schäfer reconnaît que la proposition actuelle va moins loin que le cadre échoué, mais le risque politique reste considérable. La Suisse doit être consciente qu'avec la fin de la voie bilatérale actuelle, un nouveau chapitre s'ouvrira – avec des avantages et des inconvénients clairs.
La Suisse, selon le commentateur, devrait « oser » accepter les accords. « De toutes les variantes, pour réguler à nouveau la relation avec l'UE, le paquet actuel est le moins mauvais. D'après ce qui est connu aujourd'hui, les opportunités et les avantages l'emportent. Des relations sécurisées avec l'UE sont essentielles », est-il écrit dans la NZZ. « Tandis que juristes et économistes débattent des nouveaux contrats, les géologues sont unanimes : la Suisse se trouvera également au cœur de l'Europe dans cent ans. »