Et encore un revers pour le conseiller fédéral et ministre de la Migration Beat Jans (PS) – cette fois au Conseil national.
Il s'agit du développement des accords de Schengen et de Dublin, notamment de la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur l'asile et la migration. Celui-ci doit réparer le système dysfonctionnel de Dublin, que le Conseil fédéral avait autrefois vanté comme une panacée face au nombre croissant de demandeurs d'asile.
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La Suisse est obligée d'adopter une grande partie des modifications en raison de son statut d'État associé. Cependant, le conseiller fédéral Beat Jans et le gouvernement veulent aller encore plus loin sans y être contraints. La Suisse devrait volontairement adhérer également au mécanisme de solidarité de l'UE.
Jans a justifié sa participation à Radio SRF en ces termes : « Cet engagement fondamental découle de notre conviction que la Suisse aussi bénéficie d'un pacte sur l'asile et la migration fonctionnel. » Qu'il ait réussi à convaincre le Conseil fédéral est presque incroyable. Les quatre conseillers fédéraux bourgeois dormaient-ils ?
En effet, la participation au mécanisme de solidarité de l'UE signifie que nous accueillerons encore plus de demandeurs d'asile – ou, si nous ne sommes pas prêts à le faire, que nous devrons effectuer des paiements supplémentaires en plus des milliards de cohésion.
Maintenant, le Conseil national a arrêté Beat Jans. La majorité de la grande chambre a rejeté l'adoption volontaire du mécanisme de solidarité.
C'est une victoire partielle pour l'UDC et le PLR et une nouvelle défaite amère pour Jans au Parlement.
Il y a quelques jours, le ministre de la Migration a déjà subi coup sur coup au Conseil des États, lorsque les conseillers des États ont approuvé une série de durcissements dans le domaine de l'asile contre son opinion.
Cela renforce l'impression que le ministre de la Justice a perdu la confiance du Parlement, au moins sur la question de l'asile.