Le ministère fédéral de l'Environnement, sous la direction de Carsten Schneider, accélère la mise en œuvre du nouveau règlement européen sur les emballages (PPWR) – et prévoit ainsi des interventions majeures sur le marché de l'emballage. Un projet de loi actuel montre: des taxes, des quotas et une interdiction élargie des produits en plastique pourraient à l'avenir peser beaucoup plus lourdement sur les entreprises, rapporte le portail Apollo News.
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Le cœur de la réforme est la mise en œuvre du règlement européen qui est entré en vigueur en février 2025 et devrait s'appliquer directement à partir d'août 2026. Objectif: moins de déchets d'emballage, plus de recyclage, des règles plus strictes pour les matériaux et les producteurs. Le gouvernement fédéral veut établir à cet effet un cadre national propre – avec de nouvelles obligations et des coûts supplémentaires pour l'économie.
Ainsi, les sacs en plastique légers devraient disparaître du commerce. Les emballages doivent être moins polluants, plus efficaces et réutilisables. À l'avenir, les fabricants, les commerçants et les plateformes en ligne ne pourront commercialiser que des emballages enregistrés – sous peine d'interdiction de vente. De plus, le retour des emballages usagés sera obligatoire – gratuitement et aussi près que possible du consommateur.
Un élément central du projet est la création d'une nouvelle organisation uniformisée à l'échelle nationale pour la gestion et le financement de la réduction des déchets. À partir de 2027, les fabricants devront payer des contributions fixes par tonne de matériau d'emballage. Les surcoûts estimés pour l'économie s'élèvent, selon le ministère de l'Environnement, à 90 millions d'euros par an – plus un coût unique d'environ 4,5 millions d'euros. Les critiques craignent que ce chiffre ne soit sous-estimé.
Les normes de recyclage seront également renforcées: 90 % pour le verre et le papier, des quotas croissants pour les métaux et les plastiques. Les exportations vers les pays non membres de l'UE ne pourront être considérées comme recyclées que si elles respectent des normes environnementales comparables.
Le ministre Schneider avait initialement envisagé une entrée en vigueur des directives européennes plus tardive, mais n'a pas réussi à imposer sa position à Bruxelles.