L'introduction prévue d'une "obligation de vaccination" avec menace d'amende jusqu'à 20 000 francs a provoqué un soulèvement populaire dans le canton de Saint-Gall. Un sondage du réseau en ligne Portal24 montre que plus de 92 % des participants rejettent cette contrainte vaccinale de fait. Cela va manifestement trop loin.
Dans d'autres cantons, les amendes sont même plus élevées. Dans le canton de Zurich, par exemple, elles atteignent jusqu'à 50 000 francs.
Les partisans de l'État de mesures autoritaires, qui veut s'immiscer dans les droits fondamentaux par la pression et la menace, sont sur la défensive. Mais c'est précisément dans cette situation qu'ils laissent tomber le masque.
Le Tages-Anzeiger défend ces amendes exorbitantes avec l'argument: « Ou quelqu'un croit-il que les opposants à la vaccination seraient apaisés si l'on fixait le maximum à 10 000 francs à la place? » Sans "sanction efficace", l'obligation "perdrait ses dents".
Des propos similaires ont également été tenus par le directeur de la santé du canton de Saint-Gall, Bruno Damann (Centre).
Les déclarations de Christoph Berger, médecin-chef du service d'infectiologie et d'hygiène hospitalière à l'Hôpital pour enfants de Zurich et président de la Commission fédérale pour les questions de vaccination de 2015 à 2023, sont finalement révélatrices. Il a explicitement soutenu le gouvernement saint-gallois dans la NZZ: qu'ils adoptent l'obligation vaccinale prescrite par la loi fédérale est correct. « Les cantons doivent appliquer la loi sur les épidémies. » Cependant, il trouve maladroit que le canton de Saint-Gall rende la menace de sanction si transparente. D'autres cantons ont aussi des sanctions, mais ils les enveloppent dans une "formulation générale".
Le but de cette instruction légale, "associée à une amende comme punition, est d'atteindre un taux de vaccination élevé parmi les quelques personnes extrêmement vulnérables", poursuit Berger. La "menace d'amende" devrait "inciter les derniers non-vaccinés à se faire vacciner - idéalement, sans réellement appliquer la punition". On ne peut pas l'exprimer plus clairement.
Il est ainsi clair de quoi il retourne. Lors de la prochaine "pandémie" - ou quel que soit son nom - le marteau des mesures devra frapper encore plus fort que jamais auparavant. À moins que les politiciens ne se ressaisissent, respectent les principes de la démocratie libérale et des droits fondamentaux, et suppriment les obligations et devoirs de vaccination de la loi.