C'était la « dernière ligne de défense », comme le dit le conseiller national SVP Rémy Wyssmann. Mais elle a également échoué. Le vendredi 4 juillet 2025, la Commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national (SGK-N) a décidé que le parlement ne souhaitait pas se prononcer sur le renforcement des Règlements sanitaires internationaux (RSI) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cela est politiquement remarquable aussi bien au niveau étatique que démocratique, car les parlementaires par cette décision se désapproprient eux-mêmes et se contredisent en même temps.
Auparavant, le parlement avait adopté une motion d'Andreas Glarner exigeant clairement : « Pas de contrats OMS sans approbation parlementaire ».
Ce qui a suivi est un drame pour notre démocratie si fière : le Conseil fédéral a ignoré cette décision parlementaire et a annoncé le dernier jour de la session d'été – évitant ainsi tout débat – qu'il accepterait les RSI.
Ce faisant, il a non seulement ignoré la volonté du parlement, mais aussi une pétition avec près de 50 000 signatures et une plainte de supervision en suspens du Conseiller national Wyssmann, qui exigeait que la motion Glarner soit mise en œuvre et l'affaire soumise au parlement, comme décidé par le Conseil national et le Conseil des États.
Mais cette plainte de supervision a également été ignorée et passée comme une patate chaude : du Bureau du conseil, qui n'a pas jugé être compétent, à la Commission de vérification des affaires, qui ne s'est pas sentie compétente non plus et finalement à la SGK-N, qui s'est déclarée compétente, mais pas responsable au sens où elle n'a pas agi pour donner suite à la volonté clairement exprimée du parlement.
On se frotte les yeux : Quelle pièce absurde à Berne ! Quelle peur de son propre courage. Faut-il demander avec sarcasme : Sont-ce encore des représentants du peuple ou déjà des déformateurs du peuple ?
Le fait est : L'OMS et son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus peuvent maintenant encore plus facilement déterminer quand une « urgence sanitaire internationale » existe, ils peuvent par exemple décréter une pandémie de manière arbitraire et unilatérale. L'OMS et son directeur général, ancien membre d'une organisation terroriste marxiste-léniniste et membre d'un gouvernement accusé de graves violations des droits de l'homme, peuvent également ordonner de manière arbitraire des mesures étendues – des confinements aux restrictions de voyage en passant par des « vaccinations » expérimentales.
Or, l'OMS et son directeur général ne sont pas légitimés démocratiquement. Le peuple suisse ne leur a jamais donné de voix. L'avocat Philipp Kruse déclare ainsi dans la discussion politique sur HOCH2 TV : « Il manque ici les fameux freins et contrepoids, il manque la vérification. Cette direction de l'OMS n'est redevable à personne et bénéficie d'une immunité totale. »
Rémy Wyssmann choisit également des mots clairs en ce qui concerne la Suisse : Le cas montre que nous vivons en partie plus dans une « pseudo-démocratie » que dans une véritable démocratie vécue. Il parle d'un « village Potemkine », d'une façade démocratique. Il est difficile de lui donner tort.