Aux bourses technologiques américaines, une chute massive de la valeur s'est produite en quelques jours: Les actions des grands géants de la technologie comme Amazon, Meta, Microsoft ou Nvidia ont ensemble perdu environ mille milliards de dollars américains en capitalisation boursière. La cause n'est pas un changement de cap en matière d'intelligence artificielle, mais l'ampleur des investissements prévus à cet effet.
Mark Lennihan/AP Photo/Keystone
Selon le portail financier CNBC, qui s'appuie sur les données de «FactSet», Amazon a été particulièrement touché: le cours a chuté de plus de neuf pour cent après que l'entreprise a annoncé qu'elle augmenterait ses investissements à plus de 200 milliards de dollars en 2026. D'autres grands noms du secteur continuent également de prévoir des dépenses gigantesques pour les puces, les centres de données et l'infrastructure.
Cette offensive d'investissement suscite chez les investisseurs moins d'enthousiasme que de scepticisme. Le boom de l'IA lie à court terme plus de capital qu'il ne génère de revenus, cite CNBC des analystes du secteur. Ainsi, la vieille question se pose à nouveau: Quand de tels paris sur l'avenir seront-ils rentables – ou s'agit-il d'une surévaluation classique?
La nervosité entraîne actuellement une réallocation sur le marché. Les investisseurs retirent du capital des grandes entreprises technologiques – et misent plutôt sur les biens de consommation, le commerce de détail ou les petites entreprises américaines avec des flux de trésorerie stables. Les obligations et les fonds du marché monétaire en profitent aussi. Alors que les valeurs de croissance autrefois en vogue perdent de leur éclat, l'«ancienne économie» connaît un retour en force.
Cependant, ce crash ne signifie pas une rupture systémique, mais un changement d'humeur. Les investisseurs exigent des résultats tangibles après des années d'euphorie. La conséquence: ceux qui promettent seulement sont sanctionnés. Ceux qui livrent, gagnent. La période de grâce pour les grandes entreprises technologiques semble révolue.