Le Conseil fédéral surprend toujours. Depuis des années, il avertit ses employeurs, les contribuables, que les caisses sont vides. Puis il parvient toujours à distribuer d'autres millions de contributions à travers le monde. Mercredi, il a décidé d'envoyer un total de 23 millions de francs supplémentaires au Proche-Orient.
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Pas à l'État démocratique d'Israël, qui a été attaqué de la manière la plus vile et la plus lâche le 7 octobre 2023, mais plutôt en faveur des Palestiniens, dont un leadership, le Hamas, a perpétré les massacres, tandis que l'autre leadership, l'Autorité palestinienne (AP), se réjouissait.
Ainsi, le montant que le Conseil fédéral a transféré à l'agresseur du 7 octobre s'élève à 150 millions de francs. Pour des raisons de coût, le Conseil fédéral souhaitait réduire les contributions «Jeunesse & Sport» en Suisse. La ministre des Finances Karin Keller-Sutter a même annulé le dîner de Noël pour ses employés - et ce pendant son année en tant que présidente de la Confédération.
Tant le Hamas que l'AP bénéficient largement de l'aide humanitaire venant de Suisse. Les terroristes, qui n'envisagent même pas de déposer les armes, peuvent tranquillement planifier les prochaines attaques contre Israël et d'autres cibles occidentales. L'infrastructure, la nourriture, les vêtements, les loisirs, l'éducation pour leur population - tout cela est cofinancé par le contribuable suisse.
La dernière aide financière décidée est particulièrement choquante lorsqu'on considère que l'AP a versé cette année 214 millions de dollars aux familles des terroristes tués ou arrêtés lors d'attaques contre des Juifs. En 2024, ce montant aurait été de 144 millions de dollars. Le dernier ministre israélien des Affaires étrangères a publiquement souligné cette dysfonction et ces chiffres.
Pourquoi la Suisse contribue-t-elle quatre millions de francs au traitement des patients palestiniens, alors que l'AP a elle-même suffisamment d'argent pour verser au moins une rente aux familles des terroristes, s'est interrogé le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis mercredi, haussant les épaules: «Les autorités palestiniennes font ce qu'elles peuvent.»
Alors que l'AP peut subventionner sa rente de terroriste avec les fonds des contribuables suisses, la Suisse débat sur la manière de payer la 13e rente AVS. Bien qu'elle ait été déterminée par la démocratie directe, l'argent manque bien sûr. Car comme mentionné, selon le Conseil fédéral, les caisses sont en effet vides.