La Cour fédérale de justice (BGH) rejette les actions climatiques intentées par l’ONG Deutsche Umwelthilfe contre BMW et Mercedes-Benz. L’association voulait obtenir que les constructeurs ne soient plus autorisés à vendre de nouvelles voitures à moteur à combustion à partir de novembre 2030.
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Selon la décision de la BGH, des particuliers ne peuvent pas faire valoir de telles exigences devant les juridictions civiles. Le président de la chambre, Stephan Seiters, explique que les plaignants ne sont pas atteints dans leur droit général de la personnalité par l’action des entreprises. La responsabilité en matière de protection du climat incombe au législateur.
Au cœur de l’affaire se trouvait la question de savoir si les entreprises peuvent être tenues de prendre des mesures climatiques indépendamment des prescriptions étatiques. Les plaignants soutenaient qu’un niveau trop élevé d’émissions de CO₂ restreindrait à l’avenir leurs libertés. Ils se fondaient pour cela sur un arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale de 2021.
La BGH précise que les prescriptions relatives aux budgets d’émissions ne visent pas des entreprises individuelles. De telles règles doivent être décidées sur le plan politique. Il est éventuellement possible d’introduire un recours constitutionnel contre les prescriptions étatiques.
L’ONG Deutsche Umwelthilfe annonce qu’elle va examiner l’arrêt et envisager d’autres démarches juridiques. Les juridictions inférieures de Munich et de Stuttgart avaient déjà rejeté les actions.